* Concert symphonique par le Choeur Terra Nova et l’Orchestre Aria : les samedi 15 décembre à 20h et dimanche 16 décembre 2018 à 17h, Abbaye Musicale de Malonne *

PROGRAMME

– F. Liszt : Les préludes, poème symphonique n° 3, S.97

– F. Liszt : Concerto pour piano n°2 en la majeur, S.125

– W. A. Mozart : Grande messe en ut mineur, KV 427

Direction : Étienne Rappe

Solistes :

Valère Burnon, piano (Liszt)

Maria Portela Larisch, Soprano
Julie Phan, Mezzo-soprano
Gabriele Bonfanti, Tenor
Milan Cosnefroy, Basse

INFORMATION

– via le Théâtre de Namur : ici
– via l’asbl Sinfonietta : 0473/540.105
– Affiche du concert : ici

RÉSERVATION

– via le Théâtre de Namur : ici
– par virement bancaire :

Compte : BE03 0013 9547 9584 (asbl Sinfonietta)
Adresse : Rue Lucien Fosséprez, 5 à 5170 Bois-De-Villers
BIC : GEBABEBB
Communication : Concert du (sa 15 ou di 16), nom, prénom, nombre de places adultes, nombre de places étudiants

=> Les places vous seront remises à l’entrée.

Prix des places : 15€ / étudiants : 10€ / -12 ans : gratuit / μ-mécénat : 40€

LOCALISATION

Le concert a lieu dans la magnifique Abbaye Musicale de Malonne
=> Parkings aisés autour de l’Abbaye : infos et accès : ici


LES ŒUVRES ET LEUR COMPOSITEUR

Dans Les Préludes, poème symphonique fréquemment interprété, Liszt illustre un poème de Lamartine traitant de l’amour, du destin, de la guerre et de la campagne. Cette pièce relativement courte mais subtilement structurée combine des thèmes mémorables qui en font le poème symphonique le plus original du compositeur.

Contrairement à son prédécesseur, le Concerto pour piano n° 2 commence dans une douceur quasi rêveuse où le piano, presque timide, finit inévitablement par s’imposer, tout en dialoguant merveilleusement avec l’orchestre tout au long de l’œuvre ; la diversité des climats et des couleurs ne laisse jamais le public indifférent, même lors d’une première écoute.

« Mon piano, c’est moi, c’est ma parole, c’est ma vie » … Ouvert à toutes les innovations et inlassablement dévoué à l’égard de ses confrères moins favorisés, Franz Liszt (1811-1886) fut un compositeur de génie et un pianiste incontournable de l’ère romantique. Pour exprimer pleinement ses sentiments et émotions, il fallait un instrument à la hauteur de ses talents hors normes. Apparaît ainsi providentiellement à son époque le piano à queue doté de la mécanique à double échappement, qui répond parfaitement à l’idéal romantique du Maître, en termes de couleur et de virtuosité pianistique.

Dans ce second Concerto que Liszt avait qualifié de « Concerto symphonique », les nombreux thèmes sont développés à partir d’une mélodie unique exposée au tout début de l’œuvre.  Il ne comporte qu’un seul mouvement dans lequel s’enchaînent six parties tantôt calmes, tantôt martiales et finalement virtuoses. Une composition tellement riche en émotions qu’elle en est … presque trop courte.

 

C’est peu après avoir épousé la soprano Constance Weber, en 1782, que Mozart (1756-1791) commença à composer la Grande Messe en Ut mineur. Celle-ci est née d’une promesse qu’il avait faite avant son mariage de composer une messe d’actions de grâce pour célébrer cette union, mais également pour remercier le Seigneur d’avoir épargné sa future épouse alors gravement malade. Bien que la Messe soit d’une ampleur ambitieuse, elle restera, comme le Requiem, inachevée. Peu importe les raisons, elle représente sans conteste une des plus belles œuvres chorales du Maître.

La Messe en Ut mineur qu’écrit Mozart, après avoir découvert à Vienne la musique des maîtres du Baroque qu’étaient Bach et Haendel et qui eurent une profonde influence sur ses compositions, se révèle être beaucoup plus riche, majestueuse et élaborée que celles qu’il avait écrites sur commande à Salzbourg. Mozart écrit ici en toute liberté une messe d’action de grâce. Son écriture chorale, qui incorpore la grande tradition de la fugue baroque et fait usage d’un double chœur dans certaines pièces – en particulier dans le monumental Qui tollis -, contraste avec les nombreux solos vocaux de l’œuvre, composés sur le modèle d’arias opératiques et dont les coloratures éclatantes permettent aux solistes de briller. Ces contrastes stylistiques, qui peuvent dérouter, accroissent indubitablement la puissance expressive de cette Messe, l’œuvre chorale sans doute la plus passionnante de Mozart.